"un pedacito del planeta que no pudieron no!"

Um cantinho do Brasil, orgulhosamente no Pampa Gaúcho, que quer fazer a diferença,
enxergando e discutindo problemas globais e discutindo e realizando soluções locais .

terça-feira, 26 de outubro de 2010

Manifestation pour les retraites : le Théâtre du Soleil illumine le cortège

Il est de plus en plus rare qu’une manifestation suscite sur son passage émerveillement, joie et applaudissements. Ce mardi 12 octobre, jour de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, le cortège parisien brandissait à sa tête (juste derrière les représentants de la CFDT) une surprise aussi somptueuse que symbolique, qui fut applaudie de tous : une marionnette haute de trois mètres, toute de blanc vêtue, armée d’un glaive et d’une balance. Cette allégorie de la Justice, conçue et fabriquée hier au Théâtre du Soleil, donnait au cortège l’allure d’un célèbre tableau…
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Pour préparer un digne accueil aux milliers de manifestants, Ariane Mnouchkine, mère fondatrice du Théâtre du soleil, avait donné rendez-vous, à midi, au Théâtre de l’Odéon (Paris 6ème). Les comédiens, musiciens et techniciens de sa troupe, ainsi que leurs plus proches compagnons, comme l’écrivain Hélène Cixous, le comédien Georges Bigot, ou encore de nombreux spectateurs fidèles, avaient répondu présents, avec leurs instruments de musique, leurs banderoles poétiques… Et la fameuse marionnette géante.
“La retraite, on sait bien qu’elle est foutue pour nous, puisque nos carrières, dites ‘incomplètes’, ne nous permettent jamais de cotiser suffisamment pour avoir une retraite décente. Mais ce n’est pas une raison pour se résigner ! “, expliquait un réalisateur sonore, chargé de porter en drapeau cette citation de Pascal:”la force sans la justice est tyrannique”.
“Cette soit-disant réforme que tous les français ressentent comme un régression est bête et inefficace: on sait bien que dans dix ans, elle sera déjà caduque. Il faut une réforme, tout le monde est d’accord là dessus, et des sacrifices sont nécessaires. Mais ça suffit de toujours sacrifier les mêmes. Y’en a marre des injustices et de l’arrogance!” tonnait Ariane Mnouchkine entre deux consignes pour orchestrer le départ.
“Les banderoles, les musiciens et la sono partent les premiers vers la rue de Rennes. La Justice fera son entrée un peu plus tard, pour arriver comme une surprise. N’oubliez pas de chercher des relais parmi les manifestants qui nous rejoindront: on a quatorze porteurs et il nous en faut vingt-six pour tenir jusqu’au bout! C’est parti : d’abord les drapeaux sur la justice, ensuite les Shakespeare”.
Les “Shakespeare”, c’était par exemple cet extrait incroyablement actuel de Macbeth: “A présent des révoltes incessantes lui reprochent ses parjures. Ceux qu’il commande n’agissent que sur commande. Rien par amour. Maintenant, il sent son titre qui pend flasque sur lui. Comme la robe d’un géant sur un faussaire nain”.
Ou encore cette autre citation de circonstance: “les frelons ne sucent pas le sang des aigles mais pillent les ruches des abeilles”…
Voir la “Justice” géante qui déambulait dans les rues du 6ème arrondissement, ce fut un spectacle à part entière. Passants et militants disaient tantôt “bravo”, tantôt “merci” en voyant la marionnette flotter au-dessus des autobus près de la place Saint-Sulpice.
Rue de Rennes, où se posta la petite centaine d’artistes et amis du Théâtre du Soleil, plusieurs autres groupes attendaient les manifestants : Lutte Ouvrière et, un peu plus bas, le PS. Vers 14h, la marionnette et la troupe du Soleil se mirent à défiler entre deux cortèges syndicaux, et l’exclamation fut générale lorsque La Justice joua sa scène place Saint-Germain des près: attaquée par des corbeaux (de papier), elle commença à se débattre dans une danse fascinante, sur une musique dramatique.
“Oh la vache que c’est beau”, s’exclama une jeune femme qui tenait une des banderoles du PS. “La symbolique est parfaitement efficace”, lança une jeune avocate à ses côté. Même dans les rangs très sérieux de la CFDT, les jeunes militants applaudissaient : “c’est le théâtre du soleil, je crois! c’est magnifique. Et c’est super d’apporter un peu d’innovation dans le mouvement.”

Peu à peu, enseignants et “indépendants” en tous genres sont venus grossir les rangs du Soleil.
“Je me reconnais dans le parti du théâtre bien plus que dans tout autre parti, confia une sexagénaire toute légère et souriante. Car quand il est bien fait, le théâtre est ce qui implique l’engagement le plus profond de l’individu, qu’on soit acteur ou spectateur”.
L’intervention de Mnouchkine témoigne en tout cas d’une foi profonde dans l’efficacité politique du théâtre. “Le rôle des artistes, c’est d’apporter un peu de forme, d’images et de rythme au mouvement. C’est pour cela que nous nous mettons au service de la manifestation”, justifie tout simplement la metteur en scène.

segunda-feira, 25 de outubro de 2010

Ecoprófugos, los expulsados de la Tierra

Por Valerio Calzolaio
Los evacuados de los desastres naturales bien podrían ser definidos como “refugiados climáticos” o “ecoprófugos”, afirma en esta columna Valerio Calzolaio.
ROMA, 25 oct (Tierramérica).- Las lluvias provocadas por el viento monzón en el norte de Pakistán, el desborde de ríos y arroyos, la inundación de tierras y ciudades, las sucesivas crecidas de las corrientes en el centro y sur de ese país, la contaminación de acueductos, la lentitud de los socorros, la fuga de los afectados y la desesperación y la rabia fueron el núcleo de muchas noticias. La muerte comprobada inicialmente de casi 2.000 personas, miles de desaparecidos, seis millones que perdieron sus casas, 10 millones de evacuados y 20 millones de pakistaníes golpeados constituyen un saldo trágico y estremecedor. Esos evacuados bien podrían ser definidos como “refugiados climáticos” o “ecoprófugos”. De hecho se trató de un desastre de dimensión planetaria. Pero los ecoprófugos casi desaparecieron de los medios de comunicación que desde hace dos meses no nos ponen al día sobre la catástrofe en Pakistán y sus consecuencias, aunque cientos de miles están todavía en campamentos precarios. En estas últimas semanas, sin embargo, se sabe de muchos otros prófugos ambientales en diferentes zonas del mundo, en Indonesia, en la Amazonia y últimamente en el Danubio húngaro. Se trata de migrantes forzados por causa de malas decisiones y de comportamientos equivocados de otros humanos. En 2008 y 2009 el número de refugiados internacionales “políticos” era de cerca de 15 millones, mientras que los ecoprófugos internacionales fueron más. Y también los refugiados políticos internos (aquellos que no superan el confín de su país) son ahora menos que los ecoprófugos interiores. Las Naciones Unidas deberían promover programas e instrumentos para prevenir y asistir a los ecoprófugos. He tratado de reflexionar sobre este drama en un volumen aparecido recientemente en Italia.

Nos guste o no, cientos de miles de desplazados llegan a Europa cada año y puede preverse que aumentarán en el futuro. Los hemos hecho desalojar nosotros de sus casas, de sus países, y no todos pueden permanecer siempre en campamentos y no todos consiguen volver a establecerse en sus patrias. Es mejor que nos demos cuenta a tiempo. Sé que siempre hubo ecoprófugos, desde la noche de los tiempos. Las migraciones de individuos y grupos de nuestra especie siempre tuvieron causas entrelazadas con efectos e impactos ambientales y climáticos. En la historia de la especie humana las otras grandes causas de migraciones han sido las guerras y los conflictos. Hoy, los prófugos por razones políticas (violencia o persecución por parte de instituciones o comunidades humanas) adquieren el estatus de “refugiados” y son asistidos por una convención y por un Alto Comisionado de las Naciones Unidas.

También los ecoprófugos son víctimas del comportamiento de otros seres humanos, aunque no tendría sentido darles el mismo estatus que a las víctimas de persecuciones políticas. Encontremos entonces un modo específico de asistirlos. Es posible prever que en los próximos 20 años habrá decenas de millones de nuevos ecoprófugos, sobre todo en algunas áreas y ante todo hacia Europa y en particular a través del mar Mediterráneo.

De los informes del Grupo Intergubernamental de Expertos sobre el Cambio Climático (IPCC) surgen previsiones acerca de algunos impactos globales, unívocos, si bien en dimensiones diversas en los varios escenarios temporales y con un grado diverso de vulnerabilidad geográfica.

Los riesgos (reales) de muertes por inundaciones aumentaron 13 por ciento desde 1990 a 2007 y la proporción de poblaciones afectada en 28 por ciento.

Además, sobre la base de las experiencias del pasado y de los escenarios de previsión, más de 75 por ciento de los riesgos se concentrarán en pocos países, precisamente aquellos afectados por el monzón, Bangladesh, India, Pakistán y China.

En cuanto a las migraciones forzadas, de ahora a 2050 el riesgo de convertirse en ecoprófugos alcanza, en el mejor de los casos, a no menos de 200 millones de personas.
* Valerio Calzolaio, periodista, ecologista y ex parlamentario italiano, autor de “Eco-refugiados: Las emigraciones forzadas de ayer, hoy y mañana”. Derechos reservados IPS.